Depuis quelque six mois, le CSSS Sud-Ouest-Verdun fait affaire avec la firme privée Fujitsu afin d'appliquer la méthode de production Lean aux soins et à la dispensation des service. Ce projet de 3 ans, censé touché 10 secteurs de cet établissement, ne semble pas constituer la panacée dont le ministre Bolduc nous serine les oreilles depuis son arrivée. En effet, plusieurs travailleuses et travailleurs y déplorent ce système qui, selon eux, ne respecte pas le rythme de la clientèle, limite l'autonomie des professionnels et crée de la concurrence malsaine entre les personnes salariées, peut-on lire dans l'édition du Devoir de ce matin (13 juin 2012).
Afin de dénoncer cette situation et tenter de sensibiliser la population à cette question, des profession-nelles membres de l'APTS ont manifesté à coups de casserole hier après-midi devant le point de services Saint-Jacques du CLSC de Saint-Henri. Ils ont profité de l'action visibilité pour dénoncer au Devoir l'augmentation du rythme des visites à domicile. Martine Bouchard, une physiothérapeute, y déplore que l'on augmente à cinq, le nombre de visites qu'elle doit effectuer quotidiennement, ce qui en limite la durée à 30 minutes: «Une demi-heure, c'est effectivement peu de temps pour faire faire des exercices à une personne âgée, évaluer ses capacités de marche et l'accès à la baignoire, ainsi que se livrer à une évaluation biopsychosociale de son état». On demande en outre aux employé-es, afin d'«augmenter le temps passé à domicile», d'effectuer certaines tâches de bureau en présence des usagers.
Pour en savoir plus:
- Vers des CLSC inc.? Non merci. - L'APTS dénonce des cadences de travail dignes d'une chaîne de restauration rapide
- Objectifs de performance critiqués au CSSS Sud-Ouest-Verdun - Publié le 13 juin 2012, dans le quotidien La Presse
- Inquiétudes autour de la réorganisation des soins à domicile dans le Sud-Ouest - 12 juin 2012, dans le quotidien Le Devoir (accès limité aux non-abonné-es)





