STTCSSS Jeanne-Mance CSN

Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu

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La droite s'attaque à nos régimes de retraite

Depuis quelques mois on voit un peu partout, mais surtout sur les tribunes ordinairement occupées par les représentants du patronat et des affairistes du Québec, des attaques concertées contre les soit-disant régimes de retraites de «gras durs» dont les employés de la santé et des services sociaux, entre autres, bénéficieraient.  Le maire Labeaume à Québec est parti en en guerre contre les cols bleus et veut s'en prendre à leur régime de retraite. 

Dans le Journal de Montréal ou celui de Québec des entreprises de Peladeau, on ne compte plus les articles qui décrient les régimes de retraites comme le RREGOP comme étant à la charge des contribuables.  Le comité D'Amour mis sur pied par le gouvernment Charest, est un comité d'experts qui réfléchit présentement à portes closes et sans la présence des autres parties concernées, sur l'avenir des régimes de retraite.  Connaissant ce gouvernement cette démarche est des plus inquiétante.  De son côté, le gouvernement de Stephen Harper veut lui aussi s'attaquer aux régimes publics de retraite en faisant passer, dans le budget Flaherty, l'âge de la retraite de 65 ans à 67 ans.  Il ne s'agit pas ici tant de vérité économique mais plutôt d'idéologie pure et simple.  Idéologie qui prône que les citoyens sont appelés de plus en plus à se débrouiller seuls et par leurs propres moyens.

Il existe trois piliers à notre système de retraite qui se complètent les uns les autres:

1) les régimes publics universels que sont la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) et le supplément de revenu garanti (SRG) au fédéral.  Ce dernier supplément était fixé à 6481.44$ en 2012 et dont l'âge d'admissibilité est dorénavant fixé à 67 ans.  Ainsi, le gouvernement Harper vient de vous délester de 12, 962.88$ sans vous demander votre avis.

2) Il y a aussi le supplément de revenu garanti fixé à 8788.00$ par année indépendamment de vos revenus au moment de votre retraite.  Par exemple, chaque 2$ de rente équivaut à un ajustement à la baisse de 1$.   

3) Il y a le régime de rentes du Québec (RRQ) qui est accordé au prorata des années travaillées et des cotisations.  Il faut 35 années de cotisation pour toucher la pleine rente et vous y êtes admissible dès l'âge de 60 ans.

4) Viennent ensuite les régimes complémentaire dont le RREGOP.  Notre régime collectif est dit «à prestations déterminées», c'est-à-dire que nous savons les montants que nous recevrons de ce régime à notre retraite.  C'est une rente garantie qui assure les personnes qu'elles auront un minimum de revenus décent lorsqu'elles ne travailleront plus.  C'est la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui en assume la gestion et ce sont les cotisations des travailleuses et de travailleurs qui y sont déposées.  Rappelons-nous qu'en 2008, un certain Henri-Paul Rousseau a perdu, avec ses complices, 40 milliards dans des investissements au montage financier des plus tordus pour aller ensuite ramasser plus de 3 millions de parachute doré avant de passer chez les Desmarais pour Power Corporation.  Cette débâcle a fait monter nos cotisations à 9% de notre salaire.  Ce sont ces gens qui veulent nous faire la leçon sur nos régimes de retraites!

5) Finalement il y a les régimes volontaires d'épargne retraite dont les REER, le Fond d'Action CSN, etc.  Comme son nom l'indique, ce genre de régime se prend sur une base individuelle et selon l'état de notre porte-feuille et peut compléter notre revenu de retraité.  

De plus en plus, les ténors de la droite veulent pousser, voire obliger, les travailleuses et les travailleurs à se doter de régimes volontaires à «cotisations déterminées», c'est-à-dire que les montants des cotisations sont fixes et, il faut le prévoir, sont appelés à être ajustés à la hausse selon divers facteurs économiques.  De plus, les risques de ce genre de régime sont assumés entièrement par les cotisants et les montants à recevoir à la retraite ne sont nullement garantis.

Encore une fois, la volonté de reporter les fautes et les errances économiques d'une élite financière sur le dos des travailleuses et des travailleurs est affirmée et il faudra demeurer vigilants.  La CSN est présentement en campagne contre cette volonté de remettre en question un autre de nos outils de solidarité sociale.

Gilbert Binette, président du STTCSSS Jeanne-Mance - CSN

 

Depuis quelques mois on voit un peu partout, mais surtout sur les tribunes ordinairement occupées par les représentants du patronat et des affairistes du Québec, des attaques concertées contre les soit-disant régimes de retraites de «gras durs» dont les employés de la santé et des services sociaux, entre autres, bénéficieraient. Le maire Labeaume à Québec est parti en en guerre contre les cols bleus et veut s'en prendre à leur régime de retraite. Dans le Journal de Montréal ou celui de Québec des entreprises de Peladeau, on ne compte plus les articles qui décrient les régimes de retraites comme le RREGOP comme étant à la charge des contribuables. Le comité D'Amour mis sur pied par le gouvernment Charest, est un comité d'experts qui réfléchit présentement à portes closes et sans la présence des autres parties concernées, sur l'avenir des régimes de retraite. Connaissant ce gouvernement cette démarche est des plus inquiétante. De son côté, le gouvernement de Stephen Harper veut lui aussi s'attaquer aux régimes publics de retraite en faisant passer, dans le budget Flaherty, l'âge de la retraite de 65 ans à 67 ans. Il ne s'agit pas ici tant de vérité économique mais plutôt d'idéologie pure et simple. Idéologie qui prône que les citoyens sont appelés de plus en plus à se débrouiller seuls et par leurs propres moyens.

 

Il existe trois piliers à notre système de retraite qui se complètent les uns les autres:

 

  1. les régimes publics universels que sont la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) et le supplément de revenu garanti (SRG) au fédéral. Ce dernier supplément était fixé à 6481.44$ en 2012 et dont l'âge d'admissibilité est dorénavant fixé à 67 ans. Ainsi, le gouvernement Harper vient de vous délester de 12, 962.88$ sans vous demander votre avis.

  2. Il y a aussi le supplément de revenu garanti fixé à 8788.00$ par année indépendamment de vos revenus au moment de votre retraite. Par exemple, chaque 2$ de rente équivaut à un ajustement à la baisse de 1$.

  3. Il y a le régime de rentes du Québec (RRQ) qui est accordé au prorata des années travaillées et des cotisations. Il faut 35 années de cotisation pour toucher la pleine rente et vous y êtes admissible dès l'âge de 60 ans.

  4. Viennent ensuite les régimes complémentaire dont le RREGOP. Notre régime collectif est dit «à prestations déterminées», c'est-à-dire que nous savons les montants que nous recevrons de ce régime à notre retraite. C'est une rente garantie qui assure les personnes qu'elles auront un minimum de revenus décent lorsqu'elles ne travailleront plus. C'est la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui en assume la gestion et ce sont les cotisations des travailleuses et de travailleurs qui y sont déposées. Rappelons-nous qu'en 2008, un certain Henri-Paul Rousseau a perdu, avec ses complices, 40 milliards dans des investissements au montage financier des plus tordus pour aller ensuite ramasser plus de 3 millions de parachute doré avant de passer chez les Desmarais pour Power Corporation. Cette débâcle a fait monter nos cotisations à 9% de notre salaire. Ce sont ces gens qui veulent nous faire la leçon sur nos régimes de retraites!

  5. Finalement il y a les régimes volontaires d'épargne retraite dont les REER, le Fond d'Action CSN, etc. Comme son nom l'indique, ce genre de régime se prend sur une base individuelle et selon l'état de notre porte-feuille et peut compléter notre revenu de retraité.

 

De plus en plus, les ténors de la droite veulent pousser, voire obliger, les travailleuses et les travailleurs à se doter de régimes volontaires à «cotisations déterminées», c'est-à-dire que les montants des cotisations sont fixes et, il faut le prévoir, sont appelés à être ajustés à la hausse selon divers facteurs économiques. De plus, les risques de ce genre de régime sont assumés entièrement par les cotisants et les montants à recevoir à la retraite ne sont nullement garantis.

 

Encore une fois, la volonté de reporter les fautes et les errances économiques d'une élite financière sur le dos des travailleuses et des travailleurs est affirmée et il faudra demeurer vigilants. La CSN est présentement en campagne contre cette volonté de remettre en question un autre de nos outils de solidarité sociale.

 


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