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Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu

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STTJMANCE.ORG Compressions budgétaires Du tac au tac: quelques réponses au dernier bulletin de l'employeur

Du tac au tac: quelques réponses au dernier bulletin de l'employeur

Le 10 novembre dernier, la direction du CSSS publiait le troisième numéro de son bulletin d’information sur la situation financière du CSSS Jeanne-Mance. D’entrée de jeu, la direction y affirme que la mise en place du plan de retour à l’équilibre budgétaire, amorcé au printemps dernier,"se poursuit et commence à porter ses fruits". Il nous semble important d’apporter quelques précisions et corrections aux affirmations de l’employeur.

 

La tournée de Mme Simard

Mme Simard nous parle d’une tournée, tournée à l’occasion de laquelle elle a constaté que « le bien-être et la santé de la population sont au cœur des préoccupations du personnel ».  Nous, au syndicat, nous savons cela depuis très, très longtemps, c’est justement pour cette raison que la plupart des employés désapprouvent les coupures de services à la population envisagés suite au déficit budgétaire.

Des solutions…

Pour ce qui est des impacts des coupures de service, (Mme Simard préfère parler de « retour à l’équilibre budgétaire », tout comme M. David Levine de l’Agence de Montréal),  Mme Simard nous parle de solutions de rechange moins coûteuses mais tout aussi efficaces.  Donnons ici quelques exemples de ces solutions :

Pour compenser la perte de la « Petite Marmite du Chef » (un service de livraison de repas à domicile pour les secteurs du CLSC St-Louis du Parc et Plateau comptant 45 bénévoles.), on parle « d’élaborer un répertoire d’organismes de sécurité alimentaire ».  Ainsi, les intervenants devront fouiller dans ce répertoire pour trouver lesdites solutions de remplacement. Donc, une liste d’organismes va remplacer 45 bénévoles et un service de première qualité qui allait fêter ses 20 ans d’existence.

Autre solution : en CHSLD on incite maintenant les préposés aux bénéficiaires à travailler seuls avec les lèves-personnes.  La sécurité des résidants, des employés, l’avis des professionnels ergothérapeutes ou physiothérapeutes?  Tout cela n’entre pas en ligne de compte. À Jean-De La Lande, l'employeur convoquerait hebdomadairement les PAB à des rencontres visant à reconditionner leurs habitudes en matière de sécurité. On nous rapporte que l'écoute n'y serait pas au rendez-vous, les chefs d'unité se contentant d'émettre des consignes. À Jean-de-Lalande les préposés aux bénéficiaires sont rencontrés pour se faire donner des consignes une fois par semaine. Alors pour ce qui est de la consultation des employés dans l’organisation du travail on repassera.

Mme Simard nous dit : « Le but est de réfléchir ensemble et de mettre en commun l’expertise de tous dans la recherche de nouvelles façons de faire les choses ».  Au risque de nous répéter, nous avons toujours proposé à l’employeur pareille démarche, solution qu’il a toujours déclinée.  Si Mme Simard avait été sincère dans cette démarche, elle aurait accepté, s’agissant ici de conditions de travail, que les représentants des employés puissent être assis à la table de discussion que le syndicat a toujours réclamée.

Jacques-Viger

Pour la énième fois on nous promet la relocalisation du service URFi ainsi que de la pharmacie, cette fois-ci à Émilie-Gamelin.  Je vous rappelle encore une fois qu’il était urgent de fermer Jacques-Viger.  Comme le déficit budgétaire présentement, la vétusté de Jacques-Viger était un prétexte pour fermer des lits d’hébergement à Montréal.  Un coup cette basse besogne achevée, le reste était laissé à l’abandon.

Rappelons aussi que ça fait quatre ans qu’on est en attente d’une solution à ce problème.  L’argent investi dans cette épave aurait pu être mieux dépensé.

Main-d’œuvre indépendante

Pour ce qui est de la main-d’œuvre indépendante, Mme Simard tente d’en minimiser les impacts sur notre organisation en disant que le CSSS n'aurait dépensé que 600 600$ pour l'exercice 2009-2010. Ce montant correspond à la différence entre le coût de la MOI et ce que l'employeur aurait déboursé s'il avait une structure de postes cohérente. L’on a dépensé que près de trois quarts de millions juste pour l’exercice 2009 – 2010.  Comme nous l’avons fait remarquer au dernier conseil d’administration, les coûts de main-d’œuvre indépendante ont doublé depuis 2005 et l’administration est restée sourde aux demandes syndicales de travailler sur la structure de postes et sur la stabilisation de son personnel.  Il a fallu la fermeture de Jacques-Viger pour réussir à se débarrasser du privé à l’entretien ménager parce qu’à l’époque le syndicat en avait fait une condition dans ses discussions avec l’employeur.  Mais il n’y a pas que l’argent qui est en jeu ici, sinon la continuité et la qualité des soins et des services.  On le voit présentement dans les « ressources intermédiaires » où les critères de qualité et même de sécurité ne sont pas respectés.

Les primes au rendement

Mme Simard nous parle des primes au rendement des cadres en prétextant que le CSSS Jeanne-Mance se doit de respecter les conditions salariales de son personnel cadre « de la même façon qu’il respecte celles prévues aux conventions collectives du personnel ».  C’est pour cette raison que nous avons plus de 1500 griefs non réglés et ce depuis des années et que les comités de relations de travail sont plus ou moins fonctionnels puisque les conseillers en relations de travail aux ressources humaines sont constamment débordés ou occupés à d’autres dossiers.  Quant aux services du CSSS Jeanne-Mance, à part le fait qu’ils sont en perpétuelle réorganisation, on ne voit pas très bien où est le rendement si ce n’est qu’il repose entièrement sur les épaules des employés.  Les cadres les plus efficaces eux-mêmes se découragent devant le peu de ressources mises à leur disposition.  Ainsi, les gestionnaires conservent leurs privilèges, même en période de crise, alors que les employés, qui eux donnent des services directs à la population sont encore une fois obligés d’en assumer les conséquences.  On s’apprête encore à leur demander d’accroître leur rendement (faire plus avec moins) mais sans prime par contre.

En terminant, la direction du CSSS Jeanne-Mance nous dit que les gestionnaires sont invités à participer aux « changements » et apporter leur contribution au « processus ».  Mme Simard ne semble pas comprendre ici qu’il ne s’agit pas de « grandes transformations » mais plutôt de déconstruction des services publics auxquels les employés ont contribués durant de nombreuses années par leur travail patient et leur créativité.  D’ailleurs de plus en plus d’employés du CSSS Jeanne-Mance sont d’avis que les coupures de services à la population qui se mettent en place sont irresponsables et inacceptables et que le CSSS Jeanne-Mance s’est engagé dans une bien mauvaise direction.

 

Capsules vidéo: participez à la diffusion des capsules dénonçant le déficit dans les services!

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